Ce matin, alors que j'effectuais ma tournée quotidienne gaiement, Mme Zoupe, vieille dame âgée, fan de ragots, potins, voisinnages,
adultères, m'invite à prendre un café. Pas désagréable, cette dame. Mais pas très agréable non plus. Une odeur corporelle forte et une parole qu'une fois partie, on ne peut
arrêter.
Cependant, pour rien au monde je ne refuserais un café si gentillement offert. Attablés, nous parlâmes. Mme Zoupe, dans son ancien temps, fût professeure.
La fierté de sa vie, à Mme Zoupe, c'est Violette, sa petite fille. Elle est professeur de mathématiques dans un collège. Pas très loin d'ici.
"- Oh, vous savez, Johnny facteur, le collège, c'est plus ce que c'était autrefois. Ma petite fille est à l'hopital...
- A l'hopital ?!?!???
- Oui. Agréssée. Par un élève.
- Waouhhhh. Ca s'est passé quand ?
- Samedi. Elle s'est pris un poing dans la figure, elle est tombée, raide, figée.
- Waouhhhh. Quand même. Je croyais que ça n'existait qu'en région parisienne ça.
- Non. Dans le Lot et Garonne aussi"
Violette, la prof de maths du collège Demis Roussos haute comme trois pommes s'est faite agressée samedi matin par l'un de ses élèves. J'avais du mal à réaliser. Cette jeune femme, vraiment sympathique. Toujours prête a aider les nouveaux.
Je me souviens, quand j'étais nouveau à La Poste, elle était toujours acceuillante, elle me mettait à l'aise. Elle venait avec moi pour s'assurer que tout allait bien. Elle respectait les clients, tout autant qu'elle devait respecter ses élèves. Elle m'a appris comment remplir les recommandés. Elle m'a soutenue lorsqu'un client a voulu me rencontrer. Elle m'a toujours soutenue. Et Violette, elle a toujours cru en ses élèves. J'en suis sûr, elle me l'avait dit. Elle croit que tout ira mieux, un jour.
"- Vous savez, elle est gentille, avec ses élèves, Violette. Alors dès qu'elle s'énerve un peu, ils rient.
- ...
- Et Violette, elle les aime, ses élèves. D'ailleurs elle s'investissait beaucoup dans son travail.
- ...
- Ses collègues la soutiennent. Ils ont fait grève aujourd'hui
- C'est une belle action de solidarité, en effet...
- Mais n'empêche que ma Violette, c'est pas ça qui va la sortir de l'hopital
- ...."
Je suis dégouté pour Violette. Je l'aime beaucoup. La violence, c'est pas que dans les westerns. Ca se passe aussi chez nous. Et dire qu'un jour, Johnny pourrait se faire agresser. Par un client. Sur sa bicyclette jaune. Fushia. Pour quelque chose fait de travers. Ou pour rien.
Mais Johnny a son casque, pour conduire. Avec sa visière. Et des grosses chaussures. Et bientôt, pour aller au travail, Johnny, il va acheter une bombe lacrymogène. Un gun. Un couteau. Un gilet par balles. Des ciseaux. Des Mars & Twix. Des bouteilles. Des elastiques. Un garde du corps....
Y'a t-il des volontaires ?
Cependant, pour rien au monde je ne refuserais un café si gentillement offert. Attablés, nous parlâmes. Mme Zoupe, dans son ancien temps, fût professeure.
La fierté de sa vie, à Mme Zoupe, c'est Violette, sa petite fille. Elle est professeur de mathématiques dans un collège. Pas très loin d'ici.
"- Oh, vous savez, Johnny facteur, le collège, c'est plus ce que c'était autrefois. Ma petite fille est à l'hopital...
- A l'hopital ?!?!???
- Oui. Agréssée. Par un élève.
- Waouhhhh. Ca s'est passé quand ?
- Samedi. Elle s'est pris un poing dans la figure, elle est tombée, raide, figée.
- Waouhhhh. Quand même. Je croyais que ça n'existait qu'en région parisienne ça.
- Non. Dans le Lot et Garonne aussi"
Violette, la prof de maths du collège Demis Roussos haute comme trois pommes s'est faite agressée samedi matin par l'un de ses élèves. J'avais du mal à réaliser. Cette jeune femme, vraiment sympathique. Toujours prête a aider les nouveaux.
Je me souviens, quand j'étais nouveau à La Poste, elle était toujours acceuillante, elle me mettait à l'aise. Elle venait avec moi pour s'assurer que tout allait bien. Elle respectait les clients, tout autant qu'elle devait respecter ses élèves. Elle m'a appris comment remplir les recommandés. Elle m'a soutenue lorsqu'un client a voulu me rencontrer. Elle m'a toujours soutenue. Et Violette, elle a toujours cru en ses élèves. J'en suis sûr, elle me l'avait dit. Elle croit que tout ira mieux, un jour.
"- Vous savez, elle est gentille, avec ses élèves, Violette. Alors dès qu'elle s'énerve un peu, ils rient.
- ...
- Et Violette, elle les aime, ses élèves. D'ailleurs elle s'investissait beaucoup dans son travail.
- ...
- Ses collègues la soutiennent. Ils ont fait grève aujourd'hui
- C'est une belle action de solidarité, en effet...
- Mais n'empêche que ma Violette, c'est pas ça qui va la sortir de l'hopital
- ...."
Je suis dégouté pour Violette. Je l'aime beaucoup. La violence, c'est pas que dans les westerns. Ca se passe aussi chez nous. Et dire qu'un jour, Johnny pourrait se faire agresser. Par un client. Sur sa bicyclette jaune. Fushia. Pour quelque chose fait de travers. Ou pour rien.
Mais Johnny a son casque, pour conduire. Avec sa visière. Et des grosses chaussures. Et bientôt, pour aller au travail, Johnny, il va acheter une bombe lacrymogène. Un gun. Un couteau. Un gilet par balles. Des ciseaux. Des Mars & Twix. Des bouteilles. Des elastiques. Un garde du corps....
Y'a t-il des volontaires ?
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